Top 9 du Berlin romantique et magique

baiser Mur de Gunther Schaeffer à Berlin
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Berlin insolite… Berlin poétique… Observe-nous depuis le sommet de la colline de Teufelsberg et souris de nos rencontres avec ce que l’on n’attendait pas, avec l’éventail des possibles, avec tes étendues longtemps séparées.

Souris des découvertes, des libertés et de ce qui surprend lorsqu’on te rencontre pour la première fois.. Souris des nuits infinies, des contrastes entre l’est et l’ouest, des rendez-vous inopinés… Souris puisque ce fut joyeux après avoir été longtemps douloureux.

Certes il y a le top 10 de l’insolite à Berlin, mais aujourd’hui je partage avec vous mon top 9 personnel du Berlin romantique et magique. J’espère qu’il vous inspirera pour votre prochain voyage berlinois…

Liquidrom- Spa Möckenstrasse 10

Liquidrom Berlin

Des corps nus dans le noir de la nuit et le vert des feuillages au-dessus de nos têtes. Dans l’eau salée. Ce que conseillent les ostéopathes pour se ressourcer dans l’eau chaude et dans le noir de la nuit, des corps abandonnés à la lueur des cieux, on ne pouvait rêver mieux pour s’oublier.

Nous sommes à Berlin, au Liquidrom, un Spa qui vient d’abord réveiller nos rires puis le calme à l’intérieur.

Vient ensuite l’envol dans un bassin sur lequel nous flottons. Un duo de musiciens, Benjamin Doppscher et Carla Caballero, nous transporte ce soir là, ce qui pourrait se prolonger jusqu’à minuit.

Sa voix à elle, résonne sous l’eau, un halo de lumière balaie l’espace et nous fait devenir star de ce qu’on croirait être une scène de film.

C’est un rêve éveillé, je déploie mes bras en flottant et songe au watsu qui provoque ce même abandon. L’eau m’enveloppe, je m’envole comme jamais je ne me suis envolée.

Elles savent créer des espaces où chacun sait se sentir libre d’être avec ou sans vêtement sans regard ni jugement, les agences d’architecture Berlinoise.

Teufelsberg- Forêt de Grunewald
La colline du diable

teufelsberg Berlin

Un festival de street art a lieu au sommet de cette forêt où il est raconté que des cochons sauvages se promènent la nuit.

Nous ne connaissions pas les horaires, et sommes emmenées avec d’autres dans une ancienne tour qui abritait un centre d’espionnage.

Du street art partout,- pas de VHILS ni de SHEPARD FAIREY comme au centre de Berlin- mais cet endroit désaffecté qui offre un panorama sublime.

L’organisateur nous fait signe de rester, alors que le groupe redescend.

Nous suivons l’un des artistes, un père et son fils au sommet de la tour . Et découvrons une pièce avec une acoustique plus dingue encore qu’au Liquidrom. Les voix deviennent chant des sirènes, résonnent à l’infini, nous entonnons un « Oomm » beau comme le son d’une scie musicale.

Teufelsberg- Forêt de Grunewald La colline du diable

J’apprendrais le lendemain que David Lynch souhaitait racheter cet endroit spectral pour la méditation transcendantale, en vain.

D’autres sont passés là avant nous, cet endroit au sommet reste un secret, et quelques mots empruntés à Rimbaud jonchent le sol.

Berlin n’a pas fini de nous surprendre.

Mauerpark, karaoke et marché aux puces

Mauerpark Berlin

Est-ce l’héritage de ce mur qui séparait ceux qui s’aimaient de 1961 à 89, cette vitalité folle à Mauerparc, qui signifie parc du mur ?

Ceux qui étaient empêchés sont ici rassemblés chaque dimanche autour de Joe Hatchiban et son vélo karaoke. Il redonne aux visages tout leur éclat.

photomaton noir et blanc Berlin

 

J’entends les cris joyeux et les applaudissements alors que nous sommes au marché aux puces et goûtons les spécialités de 1000 pays et je demande s’il s’agit d’une rock star à quelques mètres de nous, au centre de cet atrium, qui m’attire autant que les photomatons à 4 expressions en noir et blanc, présents dans chaque recoin de la ville.

Clic clic on fige les instants heureux qu’on garde dans nos poches pour les jours gris.

Nouvel envol en moi face à cette foule qui acclame avec la même ferveur chaque chanteur qui se révèle si beau dans sa manière d’oser.

Ce pourrait être vous, ce pourrait être moi, il suffit d’adresser un signe pour aller chanter. Ici, on montre sa grandeur, les gestes sont investis, certains se jouent d’eux-mêmes avec nous, on rit de cette audace de se montrer si vivant.

C’est de cela dont il s’agit. Le triomphe de la vie derrière un passé que la visite d’un Bunker nous a révélé encore.

L’accès au bonheur après une expérience traumatique. C’était le sujet de l’un de mes dossiers de fin d’année. C’était Charlotte Delbo. C’était ceux qui ont laissé gagner le vivant.

Birgit & Beer (Schleusencifer 3) – RAW (Revaler Str. 99)

A Birgit & Beer et au RAW, les nuits deviennent plus belles, ce sont d’anciennes voies de chemin de fer et usines désaffectées qui recèlent de merveilles… des arbres au milieu de nous, des Vinyls, les Turtles et « Eleonor Lyrics ».

C’est vintage, on se bande les yeux pour les sens, on peut venir faire de la Kundalini, on danse sur la table, on emprunte une casquette pour la porter à l’envers, on mélange l’allemand et l’anglais, on vient du monde entier, les filles sont cool. C’est un mot que je n’avais pas encore écrit avant ce voyage. Elles s’assument, jusque dans les vêtements qu’elles portent.

Comme il faut dormir et que l’on a rien réservé en amont, on entre par hasard dans un bâtiment au pied de East Side Gallery, ce qu’il reste du mur de Berlin. C’est l’ouverture de cet hôtel/auberge, le « SCHULZ », le petit déjeuner est un délice, les prix de lancement si peu élevés.

Un jeune de 20 ans me portera sur son dos jusqu’à l’entrée de ce nouveau lieu, sur les 1km3 de mur. Je le surnommerai Superman. Son visage dégouline de sueur et il soutient vouloir continuer à avancer.

C’est aussi cela notre séjour à Berlin, l’échange immédiat, le lien, la reconnaissance que nous sommes d’abord reliés avant d’être étrangers, et ce qu’il faut comme courage pour se dire au revoir.

Et une nuit sur un bateau derrière le mur ? Nous irons au EASTERN CONFORT (Mühlenstr. 73). On tangue, certains planent encore davantage ici.

East Side Gallery

Günther Schaeffer et son drapeau de l'Allemagne réunifiée avec une étoile juive

Devant le mur, une surprise. L’artiste peintre et photographe Günther Schaeffer et son drapeau de l’Allemagne réunifiée avec une étoile juive. « Vaterland », qui signifie Patrie. Nous sommes devant ce qui symbolise la réconciliation.

Embrasser un inconnu devant le mur

Mur de Gunther Schaeffer Berlin

A quelques mètres, un musicien berlinois, Nader Rahy. Devant la fresque du baiser des deux présidents qu’a réalisé Dmitry Vrubel. Je prends en photo tous ceux que je vois à deux et les encourage à s’embrasser. Il n’y a jamais assez d’amour.
Pour montrer l’exemple, si je m’adressais à une rock star prête à entonner « Into the Hollow » de Queens of the stone age ?

Beer Bike Tour & Beach

Biketour Berlin

On monte à bord de ce vélo géant, sur lequel des hommes pédalent et boivent de la bière pour accompagner le futur marié. Ils sont écossais, et nous rions de nous retrouver là-haut avec eux.

Nous passons devant la plage jamaïcaine de Yaam, où nous avions mangé antillais au bord de la SPREE. Le lendemain ce sera la BEACH 61 sur laquelle nous ferons quelques passes de volley.

Tout ici est prétexte au « chilling », je songe quelques fois à Montréal,  à Nantes,  au lieux underground, à la surprise que provoquent en moi certaines villes.

A peine atterries, nous reprenons des billets d’avion pour retourner à Berlin à la fin du mois. Pour rire encore. Pour rêver grand. Pour s’imprégner. Pour danser et faire comme si l’harmonica était notre premier compagnon de voyage.

MITTE – Les poissons volent et les cabines chantent

Mitte poissons qui volent Berlin

On nage dans le bonheur dans cette ville, comme les 2000 poissons du plus grand aquarium qui enveloppe l’ascenseur du Radisson Blu, hôtel chic face à la Spree et à la cathédrale de Berlin. D’habitude, il faut descendre pour voir des poissons, baisser la tête, plonger…

Là, on s’envole avec eux aux 7emes cieux, les chambres d’hôtel sont derrière eux. Des poissons volants et les sculptures en bois de Stephan Balkhenol qui nous saluent à l’entrée et à la sortie, là-haut elles aussi.

En plein coeur de Mitte, (Holzmarkstrasse 25), un lieu alternatif, un feu semble nous attendre pour nous réchauffer le sang. L’eau et le feu se côtoient ici, aussi simplement que les habitants du monde entier.

[Du côté de Mitte, Voyage Insolite avait aussi découvert l’incroyable Kater Holzig, un club et bâtiment hors du temps]

Mitte poissons qui volent Berlin

Sous mes yeux, une cabine pas plus grande qu’une cabine téléphonique : la plus petite boîte de nuit au monde ! 4 euros glissés pour immortaliser l’instant à venir. Il aura fallu que ce soit sacrément fou pour que nous oublions les photos faites à l’intérieur, près d’une boule à facette.

Nous chantons à tue-tête, « Baby one more time », le même morceau que celui entendu à Mauerparc où le marché aux puces donnerait envie de devenir styliste. Mon amie, une fois la chanson à l’extérieur de nos corps semblant sortis d’une nuit chez Madame Claude, me glisse « Pendant un instant de dispute, on prend la main de l’autre et on entre ici. »

Je savais méditer ou faire le tigre pour changer d’état mais je ne savais pas ça. Je ne savais pas que ça existait. Je ne savais pas et je suis à l’intérieur, je ne savais pas et je découvre le feu autorisé comme en Gaspesie, le « Teledisko », cette boîte magique aux décibels permettant de faire sortir ce qui déborde de soi quand ça bouillonne en dedans, ou quand c’est si joyeux qu’on voudrait hurler sous l’eau…

teledisko Berlin

Je ne savais pas et la veille de l’anniversaire de la Réunification, on entre dans le Cafe Cinema ( Rosenthaler 39), l’un des premiers lieux de rencontre entre Allemagne de l’Est et Allemagne de l’Ouest, qui a vu le jour le 2 octobre 1990.

Ici, des bougies éclairent nos visages et les affiches des films Berlinois, le piano blanc contre lequel boire un verre, et le canapé des baisers où l’amour naissant se déploie dans le rouge du sofa.

Sur la porte, du street art, un visage dessiné par notre cher C215. Au fond de l’impasse, d’autres surprises, la nuit, le jour, le Monster Kabinet. Une danseuse russe m’entraînera contre ses pas.

Il est 5h, Berlin s’ endort…

Pour passer une (bonne) nuit à Berlin je vous recommande ces 2 hôtels que j’ai particulièrement apprécié :

> l’hôtel Schluz du côté de East Side Gallery

> le Radisson Blu en plein Berlin

Tous les crédits photo > Karine Guerit (sauf Liquidrom et Teledisko)
Booking.com

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7 Comments

  • merci beaucoup Cindy pour cet article qui tombe à point nommer, je pars à Berlin mercredi. tu lis dans mes pensées. 🙂

  • C’est beau ces rencontres et cette ville qui dévoile ses mystères et les déploie pour qui veut bien voir <3

  • So sweet ! Ces quelques beaux mots m’ont rappelé le Berlin que j’ai connu… et envie d’y retourner pour découvrir et vivre de nouveaux moments, merci à toi 😙

  • Mille et un merci pour nous partager ce qu’à travers tes sens et ton art, ton coeur et ton âme souhaitent montrer au monde… <3
    Tout est possible si nous osons voir, rencontrer et sourire.

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